Va sur la corde y erre
"Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche." Montaigne.


Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Mes amis
Album photos

Mes albums

La carte des lieux visités



Rubriques

BLABLABLABLABLABLA

Sites favoris


- FIN -

...Un petit saut par Arequipa,
Et quelques longues errances,
Dans son monastere Santa Catalina...


Puis décollages et atterrissages sur

Arica, Iquique, Antofagasta et Santiago...


Retrouvons le bon vin chilien,

Et deja une vie d europeens...


Passagers en transit,
Nous retrouverons bientot

Les portes du pays natal...


Alors, qu ajouter de plus ? ...

 Suerte

Y que le vaya bien...

Comme ils disent


Nos vemos pronto...


-Coralie-



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 23:09, le 13/08/2009,
Mots clefs :

Repos sur Cusco...

 

De retour a Cusco,

 

Nous profitons de sa douceur de vivre...
Deambulons dans les rues pavees,

De son quartier boheme, parseme de galeries d art...
Revons devant les portes de ses eglises,
Dont l interieur est beaucoup trop cher a voir...
Debusquons de petites boutiques a l artisanat farfelu
Et des vendeurs de pierres precieuses dans la rue...
Des insectes presque invisibles dans des morceaux d ambre,
Et puis du brut, du poli, du sauvage et du reconstruit...

Evitons a chaque recoin une horde de femmes
Offrant des massages a bas prix...

Puis quittons un peu le coeur de ville
Et sa belle Plaza de Armas
Pour s echapper sur des chemins moins empruntes...
Traversons un immense marche couvert
Fruits et legumes...et toutes sortes de choses a deguster sur place.

C est etrange ici, chaque rue a sa specialite,
Il y a la rue des mecaniciens, la rue des pharmacies,
La rue des..., la rue des..., a vous de les inventer !
(mais ca nous rappelle un peu la grande rue des coiffeurs
de la Paz en Bolivie...)

-Coralie-



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 17:35, le 13/08/2009, Cuzco
Mots clefs :

Retour...

2d jour au campement de Choquequirau...

Le jour commence à décroître,

 

Nous décidons de gagner du terrain,

A la fraîcheur de la tombée de la nuit...

Nous commençons notre lente ascension,

A la lumière de nos frontales, 

Pour regagner un autre campement,

Un peu plus haut...

 

Sillonner la pénombre est très agréable,

Des ombres imaginaires se dressent

A chaque virage...

Et chaque pas, nous rapproche

Un peu plus des étoiles...

 

Rejoignons un grand feu de joie,

Où tourne gaiement, la fameuse Cusquena...

Une ribambelle de tentes, toutes alignées,

Devant l immense spectacle éclairé,

Des hautes montagnes...

 

Ne dit-on pas que « le bivouac est une loge ouverte sur le théâtre du monde ? »

 

Trouvons le Sud grâce aux constellations...

- La Cruz del Sur -

Et pronostiquons sur le lever de la lune...

 

Allongés à la lueur des flammes,

Sous un ciel ouvert au dialogue,

Nous évoquons les richesses du 7e art...

 

Le lendemain, à l aube,

Quand la rosée, nous offre encore

Un peu de fraîcheur,

Nous démarrons notre vertigineuse

Et ultime ascension... 

 

Un bout de pain racit pour petit déjeuner

Nous distinguons au loin,

L’immense serpentin qu’il nous faut gravir...

 

Pas après pas, nous grimpons,

De plus en plus péniblement,

Des gouttes ruissellent sur nos visages,

Fragments de mer salée qui piquent les yeux...

 

Nos sacs sont beaucoup trop lourds,

On a l’impression de porter

Tout le poids du monde

Sur nos épaules...

 

Puis, enfin arrivées au mirador,

Point central du parcours,

A partir duquel, la pente se fait plus douce,

Nous soufflons...

Et nous nous sentons déjà plus légères...

 

Trésors cachés de biscuits en miettes,

Au fond des poches,

Revigorent nos petits estomacs affamés,

Et la fin nous semble déjà plus proche...

 

Et pourtant...

 

Le chemin s’est assagit,

Mais les kilomètres défilent

Sans que l’on en voit le bout...

 

 

Bifurcation insoupçonnée,

Passage inconnu,

Tout à changer, on ne reconnaît plus...

Serions-nous perdus ?

Raccourci ou pas,

Retrouvons notre point de départ,

La faim toujours au ventre...

 

 

 

A présent, Cachora nous tend les bras,

Et cette même petite famille

Avec ses poules ébourriffées,

Nous attend pour un repas frugal,

Bien mérité !

 

 

Fin de journée...

Retour sur Abancay,

Tous les bus sont complets...

 

Nous rentrerons finalement, serrés a sept,

Dans un petit taxi,

Fenêtres ouvertes,

Pour tenir le chauffeur en éveil,

Pendant plus de 4h,

Jusqu’à Cusco...

 

-Coralie-



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 04:43, le 13/08/2009,
Mots clefs :

En route pour Choquequirau !

Un petit jour de repit et nous voila reparties !
Direction le terminal de bus pour Abancay...

 

 

Sur le dos, des vivres, une tente, un duvet,
Des livres et un rechaud...
Nous partons pour Choquequirau !

5 jours de campement en pleine nature...

Apres quelques heures de route,
Arrivons au charmant petit village de Cachora,
Au milieu des mules, des vaches, des moutons,
Des poules et des cochons...
Le paradis pour Emir Kusturica !

Grignotons un delicieux petit plat
Chez une famille adorable et partons...
De nuit avec nos frontales,
Se trouver une place sous les etoiles...

La lune est pleine et eclaire
Une immense chaine de montagne enneigee
Qui semble presque irreelle...

Nous lui ferons face pour la nuit,
Le clair de lune remplace le feu de camp,
Et Benoit nous conte le roman de sa vie...
Il nous livre les confidences de ses aventures,
Ses souvenirs de voyages en solitaires ressurgissent,
Des anecdotes rocambolesques,
Nous eclatons de rire...
Il nous mime l histoire
Du petit tailleur de pierre
Qui voulait toujours plus de pouvoir,
Et celle du miroir de cette femme du desert...

Nous scrutons le ciel et filent des etoiles
Que le temps laissent trainer
Afin qu elles soient plus eternelles...


« Les nuits a la belle etoile seraient-elles nefastes ?
La voute celeste ne rend-elle pas insomniaque ?
Trop de beaute, trop de grandeur,
Pour songer a dormir,
Au milieu de ces prairies d etoiles... »

 

 

Le lendemain matin, nous epousons le chemin,
De cette vallee zebree de zig-zag
A arpenter de part et d autre d une riviere
Bien trop agitee...
Vallee a l allure d un livre a moitie ouvert,
Dont il faut dechiffrer les caracteres...

 

Des mules, a peine plus chargees que nous,
Nous depassent...

 

Descente interminable sur un chemin d eboulis
Et sous un soleil de plomb...

Il nous reste juste un peu d eau,
Recuperee au creux d un ruisseau...
Et nous tentons d ignorer
Les brulures sous nos pieds,
En revant a l oasis qui nous attends,
Un peu plus bas...

 

La journee s acheve enfin,
Dans cet endroit idyllique...
Un peu d eau, un tuyau au milieu de bambous ajoures,
Pour se doucher,
Et une surface plane pour s allonger...

 

 

Nous resterons quasiment 2 jours entiers,
A se prelasser...

 

 

Campement de bric et de broc...
Un helicoptere dans une assiette,
Des petits soldats dans une foret de brins d herbe,
Une theiere renversee et quelques ecuelles sales,
Des chaussettes eparpillees et des bouteilles vides,
Des duvets qui prennent l air,
Sur le dos d une tente courbee...
Du linge qui seche aux branches d un arbre,
Une papaye ouverte qui se fait le point de ralliement
D enormes guepes,
Des sachets de pains, plus durs chaque jour...
Et comme principal repas, des paquets de riz
Que l on ne jettera pas sur les maries...

On est tellement bien,
Au milieu de ce desordre...

De longues siestes bercees de musiques douces,
Et des nuits bercees de cris d oiseaux et d ululements...

Les feuilles des arbres nous abritent des fleches de lumiere,
Et nous laissent entrevoir des miettes de ciel...

Des bras tendus de bananiers,
Leurs doigts qui s effleurent...
Et les mains celestes posent de l or dans nos regards...

Des arc-en-ciel fendent l azur,
Des colibris se delectent du fruit des fleurs,
Et les moustiques de notre peau sucree...

Murmure de nature,
Oreilles de cactus aux aguets,
Melodie de plenitude...

Le calme avant la tempete,
Qui nous ramenera au port...

Silhouettes funambules d arbres brules,

Sur le fil des montagnes,
Qui separe ciel et terre...

 

Ombres chinoises sur crepuscule endormi,
Et brise legere caressant nos visages reposes...

 

 

Chaque soir, c est la meme histoire...
La vallee tire son manteau de brume pour la nuit,
Elle le repand petit a petit,
Jusqu a recouvrir toutes les etoiles,
Et ne se devoilera qu au petit matin...

Une nuit d encre trop sombre,
Transformee en un ecran pale,
Ou l on peut projeter nos reves...

Et chaque soir, a l inverse des papillons,
Nous nous faufilons et retournons dans nos chrysalides de plumes...

 

 

-Coralie-



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 04:35, le 13/08/2009, Cuzco
Mots clefs :

 

 

 

 

 



Commentaires (4) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 01:49, le 4/08/2009,
Mots clefs :
Page précédente
Page 1 sur 7